Le mythe du « prix le plus bas » vs la juste valeur
Dans les bureaux des donneurs d’ouvrage, la scène est un classique : face à une soumission particulièrement basse, la tentation de signer immédiatement est forte. Il est tout à fait naturel de vouloir optimiser son budget initial. Pourtant, en cet été 2026, l’industrie de la construction fait face à une réalité incontournable : le prix le plus bas sur papier est rarement le plus économique à long terme.
L’AEÉCQ et ses professionnels prônent une approche différente, axée sur la transparence et la prévisibilité : celle de la juste valeur.
Le mirage de la soumission initiale S’arrêter au chiffre au bas de la page de soumission, c’est souvent s’exposer à des surprises désagréables. Un prix artificiellement bas cache généralement des angles morts : omissions, matériaux de moindre qualité, extras en cours de chantier ou frais d’entretien qui exploseront d’ici quelques années.
L’analyse poussée de l’expert : Éviter les surprises C’est ici que l’estimateur de la construction entre en jeu. Son rôle va bien au-delà de la simple compilation de soumissions. En effectuant une analyse exhaustive qui tient compte de tous les paramètres (fluctuations du marché, analyse des risques cachés, cycle de vie de l’actif), il projette les coûts globaux réels. Il éclaire le client et transforme une dépense incertaine en un investissement sécuritaire.
L’angle à retenir :
Le rôle de l’estimateur est d’évaluer la juste valeur d’un projet pour protéger le donneur d’ouvrage. C’est une expertise qui garantit que la qualité et la durabilité du projet ne sont pas sacrifiées sur l’autel du plus bas soumissionnaire.
La discussion du jour : Le critère du « plus bas soumissionnaire » a longtemps dicté les règles du jeu au Québec, provoquant parfois des dépassements de coûts importants.
Croyez-vous que cette règle a fait son temps dans les marchés publics de demain ? Faut-il revoir nos modes d’octroi pour exiger une véritable analyse des coûts globaux ?
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